Dernières infos ...

Rétrospective depuis l'origine, par ordre chronologique : la dernière info est en haut

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Février 2017
Nouvelles

 

Tous ceux qui sont intéressés dans le détail par la vie de notre association pourront lire avec intérêt le compte-rendu intégral de l’Assemblée Générale pour 2016 qui s’est tenue en janvier 2017.
Pour cela il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Bonne lecture.

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Compte rendu intégral de l’Assemblée Générale pour 2016
qui s’est tenue en janvier 2017

 

Décembre 2016
Nouvelles

 

Le 18 juin 2016, tous les donateurs et membres de l’association dont nous possédions une adresse mail ont reçu le message d’information du président dont voici les premières lignes :

Chers amis, donateurs et membres,
C’est avec beaucoup, de plaisir que je vous propose de partager le grand « COCORICO » que le coq au sommet du clocher de l’église de Perrecy lance depuis quelques jours.
En effet, avec lui, vous pouvez être fiers de vous être mobilisés pour la sauvegarde de l’ensemble architectural qu’il domine.
Perrecy les Forges vient en effet d’être distingué par le jury  des «Rubans du Patrimoine » en lui attribuant le premier prix NATIONAL 2016  pour la qualité de la rénovation menée sur son patrimoine !!!

Le 10 décembre 2016, une plaque commémorative a été apposée sur le bâtiment pour mémoriser cette distinction qui s’adresse à tous ceux qui ont contribué à cette rénovation.


Le maire et les autorités dévoilent la plaque

La nouvelle plaque

Une partie de l’assistance à cette cérémonie

Au centre le maire de Perrecy avec Madame Marie Claude Jarrot présidente 71 de l’Association des maires de France, visitant l’église.

Monsieur Dufraine (bras croisés) représente son entreprise
qui a participé à toutes les étapes du chantier de restauration.


S’il faut se féliciter de ce prix, il ne faut pas perdre de vue que beaucoup reste à faire ! Cette rénovation, réussie, n’a porté que sur 1/3 du bâtiment (la nef)…il reste les deux autres tiers à restaurer (le chœur et le narthex). Vous savez que notre association n’a pas baissé les bras et mobilise l’effort de tous en faveur d’un objectif précis : le sauvetage des sculptures du narthex en grand danger.
Aussi, nous continuons à rechercher des fonds pour aider la mairie de Perrecy, propriétaire du bâtiment, lorsqu’elle entreprendra des travaux dans cette direction. Votre mobilisation personnelle est toujours  attendue… merci .

 

Juin 2016
Nouvelles

 

Dimanche 26 juin, un magnifique concert a été organisé par l’Association « Les 4 saisons en Charolais » qui a décidé de remettre à notre Association le bénéfice qu’elle en retirerait.

Il s’agissait d’un concert de GOSPEL donné par un quatuor d’artistes chevronnés dans cette spécialité.

Le succès de cette manifestation a été total, tant sur le plan musical et artistique, que sur celui du public puisque plus de 300 places ont été vendues à des spectateurs enthousiastes par leurs applaudissements et les nombreux rappels qu’ils ont obtenus.

Ce concert a permis à notre Association de recevoir un chèque de 1 800 € qui a été versé sur le compte bancaire recueillant les dons des donateurs désireux de participer à la sauvegarde des sculptures du narthex.

 


Sous la voute restaurée on est « complet »

Les artistes et Madame Mentré,
présidente de « 4 Saisons en Charolais »

Applaudissements nourris

Après le concert un moment de convivialité
dans les jardins du prieuré

 

Février 2016
Nouvelles

 

Tous ceux qui sont intéressés dans le détail par la vie de notre association pourront lire avec intérêt le compte-rendu intégral de l’Assemblée Générale pour 2015 qui s’est tenue en janvier 2016.
Pour cela il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Bonne lecture.

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Compte rendu intégral de l’Assemblée Générale pour 2015
qui s’est tenue en janvier 2016

 

Septembre 2015
Nouvelles

 

Comme annoncé dans le point précédent (juin)  le grand vitrail du chœur, évoquant la vie de Saint Benoît a été réinstallé par la société Art Vitrail d’Auxerre. Pour ce faire, deux ouvriers spécialisés de cette entreprise, Messieurs Pascal Brousseau et Gilles Rogijet, ont repositionné tous les éléments qui avaient été restaurés en atelier.
Ils nous ont donné les précisions suivantes sur la restauration entreprise :

  • Tous les verres ont été débarrassés des anciens plombs (de mauvaise qualité car fabriqués en période de guerre -1940/45- et de pénurie) puis remplacés par des plombs neufs.
  • Une technique moderne a été mise en œuvre avec la pose de bavettes en plomb permettant de laisser un jour discret procurant une bonne aération de la verrière.
  • Toutes les vergettes (petites tiges de fer prenant appui sur les maçonneries et reliées aux plombs pour renforcer la résistance du vitrail) ont été changées par des neuves.
  • Certaines pièces de verre ayant disparues ont été fabriquées à l’identique.

Eléments finis en attente d’être posés

Il faut bien deux échelles et deux hommes pour sécuriser l’élévation délicate et la pose

L’homme au plus près de l’œuvre

Brulée par la lumière la photo donne néanmoins une idée du chantier (proportion hommes/ vitrail et moyens traditionnels)

L’abside a retrouvé son grand vitrail de Saint Benoît… superbe !

 

Juin 2015
Nouvelles

 

Les panneaux réalisés par Madame Rollier, Arts et Métiers de Cluny, dont il a été question dans le compte rendu de notre dernière Assemblée Générale (voir la précédente info février 2015) ont été commandés et financés par notre Association à une imprimerie voisine.

Ces quatre grands panneaux ont été installés par les soins des services techniques de la mairie de Perrecy sous la direction de notre maire Monsieur Claudius Michel.

Placés sur le mur situé exactement en face de l’entrée  du narthex, ils ne peuvent échapper à l’attention des visiteurs.

Ces derniers pourront y trouver librement des informations précieuses qui les aideront à acquérir rapidement une première approche des richesses de ce patrimoine et également les sensibiliser sur les besoins urgents de leur sauvegarde.

C’est bien évidemment l’objectif premier de notre Association.

C’est pourquoi nous cherchons à faire savoir au plus grand nombre, y compris les autorités responsables, que la restauration remarquable de la nef est une grande réussite mais ne doit pas faire oublier les 2/3 de l’édifice qui n’ont pas été concernés par la première campagne de travaux.
Dans ce vaste programme notre Association rappelle qu’elle a décidé en AG de 2013 de concentrer son activité et orienter sa recherche de dons en faveur d’une cible limitée à la sauvegarde des sculptures du narthex.

Les panneaux évoqués ci-dessus ont été mis en place dans cet objectif.
En voici la présentation :

Implantation dans le narthex

 

Vue rapprochée d’ensemble

Détails de chaque panneau :

Panneau 1
Bref raccourci de mille ans d’histoire de ce patrimoine.

Panneau 2
Présentation du trésor que représente l’iconographie du portail avec le Christ en Majesté et la frise unique représentant différentes étapes de la Passion du Christ avec les chapiteaux remarquables situés de part et d’autre.

Panneau 3
Résumé d’une semaine d’observations minutieuses par des spécialistes avec alertes sur les désordres et besoins d’opérations de sauvegarde.

Panneau 4
Explications sur l’opération “Portails romans de France en 3D” dont Perrecy a profité en tant qu’opération pilote.
La technique de la numérisation en 3D a pour objectif de conserver sur des fichiers informatiques non seulement les images mais également les volumes dans l’espace.
Cette technique, maîtrisée par l’Ecole des Arts et Métiers, se substitue à l’ancien procédé du moulage qui se révélait agressive sur des sculptures fragilisées par le temps et les agressions diverses.

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Action de communication

Afin de mieux faire connaître notre patrimoine régional et ses besoins, notre Association a sollicité la presse.
Voici ci-dessous un article que «  le Journal de Saône et Loire » a publié le 9 juin :

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Chacun peut  parler autour de lui et mobiliser les bonnes volontés et les donateurs, nous sommes prêts à les accueillir et à poursuivre ainsi l’œuvre de sauvegarde entreprise. Merci.

§§§

 

Nouvelle de dernière minute :

Sous la direction de la mairie de Perrecy, le grand vitrail du chœur, évoquant la vie de Saint Benoît, en mauvais état et dont certains éléments instables avaient été déposés par précaution,  vient d’être  emporté en totalité par la société Art Vitrail d’Autun/Auxerre pour une rénovation qui avait été commandée depuis plusieurs années mais dont la mise en œuvre avait été suspendue par l’urgence du grand chantier de restauration de la nef.
La réinstallation est envisagée pour l’automne 2015.
C’est une très bonne nouvelle.

Le grand vitrail remplacé provisoirement par des panneaux  plastiques

 

 


 

Février 2015
Nouvelles

 

Comme cela a été indiqué dans le dernier « point de la situation » en octobre dernier notre association reste engagée pour promouvoir et aider (dans la mesure de ses moyens et la générosité des donateurs) l’étape de restauration concernant les sculptures du narthex.

Tous ceux qui sont intéressés par la vie de notre association pourront lire avec intérêt le compte rendu intégral de l’Assemblée Générale pour 2014 qui s’est tenue en janvier 2015.

Pour cela il suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Bonne lecture.

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Octobre 2014
Nouvelles du chantier

 

Depuis le précédent « point de situation », en Juin, le chantier de la première tranche des travaux n’avait plus de raison d’évoluer puisque sa réception officielle le 11 juin y avait mis un terme.

Par contre, l’élément nouveau, tant attendu, est intervenu rapidement avec la décision des Services administratifs de sécurité autorisant le maire de Perrecy les Forges à lever son arrêté de 2009 interdisant l’accès de l’édifice au public.

Cette situation a permis le déroulement de plusieurs événements :

  •  13 Juillet : une première messe ordinaire a été célébrée en toute simplicité par le Père Jean Robert Courtot, curé de la paroisse, marquant ainsi la réaffectation au culte, suspendue  pendant ces 6 ans nécessaires à la consolidation effective.
  • 24 Août : invitation de notre Association à tous les donateurs ayant participé financièrement à aider la mairie de Perrecy  face au coût des travaux de sauvetage. Projection de vues sur les grandes étapes des travaux et visite commentée. ont précédé la réception amicale  d’une centaine de personnes sous le Narthex.
  • 30 Août : inauguration officielle organisée par le maire de Perrecy avec présence des différentes autorités locales et corps constitués. Entre autres : préfet et sous préfet, sénateurs, députés, maires des communes environnantes, la gendarmerie, les pompiers, les employés municipaux  ont écouté le maire et Fréderic Didier, l’architecte en chef des monuments historiques, présentant  la réalisation.
  • Septembre et octobre : de nombreux groupes ont bénéficié de visites/conférences organisées par notre association.

 

Une page est maintenant tournée et si chacun se félicite de ce qui a été fait,
il ne faudrait pas s’en contenter.

En effet, sur l’ensemble architectural que représente  l’église St Pierre et St Benoît,
seule la nef a été concernée par les travaux de restauration qui viennent de s’achever.
Celle-ci représente à peu près un tiers de l’édifice,
tout reste à faire sur les deux tiers restants :
le chœur et le narthex.
Une nouvelle croisade est à organiser !

 

Celle-ci est principalement du ressort de la commune de Perrecy les Forges, propriétaire des bâtiments, et des Monuments Historiques, institution nationale en charge de préserver le patrimoine.

A son niveau, notre Association est consciente que, pour rester crédible auprès des donateurs, elle doit maintenant limiter son périmètre d’ambition. C’est pourquoi, lors de son Assemblée Générale de janvier 2014, elle a décidé de concentrer son action à venir en recherche  de mécénat sur l’objectif  cerné que représente la sauvegarde des sculptures du narthex.

De la même façon que précédemment, elle conservera dans un compte bancaire rémunéré le montant des dons et les mettra à la disposition de la mairie le moment venu pour l’aider à faire face aux dépenses qu’elle aura engagée en faveur de la sauvegarde de ces sculptures.

 

MERCI PAR AVANCE A TOUS LES DONATEURS

La campagne est lancée et un nouveau bon de souscription vient d’être mis en libre service à leur intention sur ce site en allant à la page
« Vous pouvez aider ».
.

 

 


 

Juin 2014
Nouvelles du chantier

 

A la fin du précédent  « point de situation » de janvier, il avait été redouté qu’il faille attendre l’été pour que le chantier soit totalement terminé et que le maire puisse  enfin lever l’arrêté de fermeture du bâtiment au public pris en 2009. Cette prévision pessimiste s’est avérée pertinente, mais aujourd’hui nous voyons « le bout du tunnel ».

En effet, la saison du printemps a été, cette année, particulièrement belle et chaude et ces conditions climatiques, conjuguées à l’initiative de notre maire de faire ouvrir tous les jours les grandes portes de la nef donnant sur le narthex ont permis, après plusieurs mois, d’assécher les sols gorgés d’eau par une année à ciel ouvert.

A l’intérieur du bâtiment

Cette situation a autorisé les menuisiers (la Société Rhétat Cardon de Tournus) à prendre possession des lieux et à mener à bien leur mission ; Elle consistait à remeubler la nef des bancs qui l’équipaient autrefois en les faisant cohabiter avec un système original de chauffage électrique localisé et discret prévu par les services de Monsieur Frédéric Didier, Monuments Historiques.

De concert avec les menuisiers, les électriciens ont déposé au sol tous les câbles électriques et les ont raccordés aux radiateurs qui sont logés dans des coffres en bois, de telle façon que sous l’assise de chaque banc soit placé un radiateur qui diffusera sa chaleur sous les occupants.
Cette opération achevée, les menuisiers ont recouvert tous les coffres (à l’exception des zones de grillage destinées à laisser passer la chaleur) d’un épais plancher en chêne qui a reçu, par le suite, les anciens bancs stockés à l’abri.


détails des coffres et radiateurs placés sous les bancs

détails d’un élément de radiateur

la nef équipée de ses deux travées de « coffres/radiateurs » avec ouvriers au travail

début de la pose des planchers en chêne devant recevoir les bancs

les planchers terminés

 

Monsieur Rhétat , un des dirigeant de l’entreprise, a découvert au dos d’un des panneaux de boiserie isolant les bancs du mur, une inscription manuscrite tout à fait intéressante car elle date avec précision l’année de la construction initiale de ce mobilier : 1887 et l’origine du fabricant (un menuisier de Perrecy connu au début du vingtième siècle).


inscription découverte au dos d’un panneau de boiserie des bancs on peut lire (à partir de la piece originale):
« les bancs sont fait à Perrecy les Forges le 15 avril 1887 par Mourier Marix »

 

En moins d’un mois les menuisiers ont mené à bien leur mission et la nef est maintenant à nouveau équipée de ses bancs. Mise à part une légère surélévation due à la présence du système de chauffage, l’aspect général du mobilier est identique à ce que nous connaissions avant les travaux.
S’il n’y a pas grand changement apparent, l’on constatera, à l’usage, de grosses améliorations :

  • Le plancher des bancs, qui était bien souvent effondré, est maintenant parfaitement neuf et sain.
  • A la saison froide, la douce chaleur diffusée sous l’assise des participants sera certainement appréciée même si l’ensemble du bâtiment ne pourra être totalement chauffé. Cela va dans le sens des économies d’énergie souhaitées d’une façon générale.

les bancs reposés

vue d’ensemble de la nef avec bancs

 

A l’extérieure du bâtiment

Les services techniques de la commune de Perrecy, sous l’autorité du maire, ont restauré les sols entourant l’église.
Ceux-ci avaient souffert considérablement de quatre ans de travaux, de la présence d’engins de levage de toutes sortes et du terrassement nécessaire pour passer  drains et  canalisations d’écoulement des nouveaux chenaux des toitures.
A noter que ces différentes captures d’eau devraient assécher la base des murs. Espérons que cela limitera les remontées d’humidité préjudiciable à la bonne conservation du bâtiment.

Dans cette opération les ifs taillés qui avaient été plantés judicieusement pour matérialiser les colonnades de l’ancien cloître ont dû être enlevés car ils étaient irrécupérables.
Pour le moment un jeune gazon, habilement planté, vient redonner bel aspect aux abords.

Après les ornières du chantier les sols ont été nivelés et engazonnés aux abords sud et nord de l’église.

 

La réception officielle de la première tranche des travaux

C’est le 11 juin 2014 que notre maire, Claudius Michel et Frédéric Didier accompagnés des différentes entreprises ayant participé aux travaux de consolidation et de restauration se sont retrouvés pour signer les documents réglementaires de réception.
Aucun élément négatif notable n’ayant été décelé, l’opération s’est passée dans la bonne humeur avec la satisfaction pour chacun d’avoir accompli sa mission et surtout d’avoir contribué à un résultat splendide.

 

La nef qui menaçait ruine est sauvée, on peut désormais y pénétrer en toute sécurité et y admirer en particulier les maçonneries authentiques de son coté sud  qui, après  plus de 1000 ans, se présentent à nous avec leur  fraîcheur originale longtemps cachée au regard des visiteurs.

Les cloches sonnent à nouveau, rythmant la vie du village !


le 11 juin 2014, se sont retrouvé dans le narthex, avant d’entrer dans la nef ( de droite à gauche) : Frédéric Didier, le Père Courtot curé de la paroisse St Matthieu, Claudius Michel le maire et,  Jean Labarre président de l’Association de sauvegarde.

le spectacle découvert est magnifique, la combinaison de l’éclairage naturel et électrique fait ressortir la beauté de ces murs vénérables : c’est splendide !

le bas coté est méconnaissable et a gagné en volume, c’est un grand changement général !

Frédéric Didier et la secrétaire de mairie visant les documents officiels de réception sous l’œil du maire.

Deux personnage clef de ce long chantier, on leur doit beaucoup :  Monsieur Pascal Dufraine (assis) qui a coordonné les différents corps de métier et son chef de chantier, Alix Voiret, présent du premier au dernier jour, très professionnel, toujours actif et efficace.

§§§
 

Bravo à tous ceux qui ont participé et un grand merci aux donateurs qui ont permis à notre Association de contribuer à l’aide  apportée à la commune en lui  permettant de payer, grâce à sa contribution  40 000 €  sur cette première tranche de travaux.

Nous avons gagné une bataille mais il reste encore 3 tranches de travaux  à réaliser sur les quatre prévues par les services des Monuments Historiques

Notre Association a défini un objectif, lors de sa dernière Assemblée Générale, nous en reparlerons sur ce site dans un prochain « point de situation ».

§§§

Réouverture au public

A l’heure de la mise en ligne sur notre site du bulletin ci-dessus, notre maire consulté est toujours en attente de l’autorisation administrative émanant des services de sécurité et de la préfecture pour lever l’interdiction au public arrêtée par lui en 2009, toujours en vigueur.
Il espère que cela sera possible pour la deuxième semaine de Juillet…
En attendant, habitants de Perrecy, et touristes doivent encore patienter pour entrer et découvrir…

 


Janvier 2014
Nouvelles du chantier

A la fin du précédent  « point de situation » de novembre, il avait été espéré que l’avancement rapide du chantier autoriserait une réouverture partielle de l’édifice au public pour Noël.
Hélas, cela n’a pas été possible pour diverses raisons dont deux majeures :

  • La présence d’une humidité considérable dans les sols, découverte lors du démontage des plaques installées sur le sol pour le protéger des passages d’engins pendant les travaux.
  • La nécessité d’obtenir le « feux vert » réglementaire des services de sécurité pour tout bâtiment ouvert au public. Démarches laborieuses.

§

De la partie centrale de notre église d’origine nous savons qu’il ne reste de nos jours que la nef et le bas-côté sud, le côté nord s’étant effondré au 15ème  avec le mur gauche de la nef qui s’était probablement couché vers l’extérieur.
Ce mur effondré a été reconstruit peu de temps après, cette fois bien d’aplomb, et dans le style gothique, tel que nous le voyons aujourd’hui.
Cela est important pour bien comprendre l’option de restauration entreprise par les Monuments Historiques avec Frédéric Didier et pour éclairer la présentation qui suit des travaux actuels de finition.

Travaux dans le bas-côté sud

Ceux qui se souviennent  du bas-côté, tel qu’il se présentait avant les travaux, ne vont pas en revenir ! Le plafond plat et bas ayant été enlevé et remplacé par la voûte haute conçue par les moines au 15ème donne à cet espace une autre dimension. Cela entraîne pour l’ensemble,
nef plus bas-côté, un changement très valorisant.
Voici le résultat de quelques-unes des réalisations récentes :

Une partie de la voûte restaurée.
Les couvre-joints et les entraits du 15ème.
Les sablières reposant sur les corbeaux

 

Extrémité ouest du bas -côté contre le mur du narthex
Au centre, remise au jour d’un corbeau avec des armoiries (vraisemblablement celles d’un prieur commun au prieuré de Perrecy et à celui de Charlieu 15ème s.)

 

Finition dans la nef

Les grands échafaudages avant de disparaître ont permis un grand nombre de finitions d’abord au niveau des vitraux neufs posés dans les baies gothiques du mur nord mais également  au niveau des enduits intérieurs et joints.

C’est ainsi que le mur nord du 15ème s. a été revêtu d’un enduit volontairement lisse et clair pour bien faire ressortir qu’il n’appartenait pas à la construction romane qui l’environne. Par contre un trompe l’oeil a été peint dans un ocre pierre proche des teintes du mur 11ème s. qui lui fait face dans le but d’évoquer les arcades du bas coté disparu.

vue d’ensemble du mur clair avec les arcades en trompe l’œil et les encadrements de baies. On remarque les encadrements de baies et les vitraux neufs , ceux-ci ont été choisis simples et translucides pour favoriser l’éclairage mais ce sont des vitraux traditionnels  au plomb.
Détail de la peinture.

 

vue permettant de mieux comprendre les arcades factices et les authentiques qui se  font face. A noter : l’on se rend «  un peu » compte sur cette vue de l’espace apparent entraîné par la rénovation du bas-côté.
L’arrière de la nef a retrouvé avec la reprise des joints son aspect original du 12ème s. et fait apparaître la magnifique baie située au dessus du portail.

 

cette vue et les couleurs  font très bien ressortir la colonne 12ème s. qui a été dégagée pendant cette restauration du mur 15ème dans lequel elle était enfouie. Elle souligne également la qualité du travail de peinture en trompe l’œil.
Le mur et ses arcades d’origine 11ème a été soigneusement restauré à l’identique en conservant un maximum d’éléments anciens, ici un ouvrier spécialisé dans la restauration travaillant les joints

 

Cette vue montre bien la découverte faite par les  ouvriers chargés d’enlever prudemment le vieux crépis. Ils se sont rapidement rendus compte que la surface qu’ils mettaient à jour était intéressante. Pour les architectes, cela a été fantastique car il s’agissait du jointoiement original du 11ème préservé,  sa présence enrichit notre église car rares sont les vestiges de ce type d’une surface aussi importante.
Une autre découverte intéressante mais de plus faible ampleur : ce reste de peinture polychrome dégagé sur le mur sud au niveau de l’avant dernière travée 11ème (la dernière jouxtant le narthex étant du 12ème ) reflète la vitalité au cours des siècles  de ceux qui on construit et entretenu cette église pour la gloire de Dieu.

 

Dans l’immédiat, la date de réouverture au public reste indéterminée car elle dépendra essentiellement de l’assainissement des sols .La saison hivernale ne s’y prête pas et certains redoutent qu’il faille attendre la chaleur de l’été…
Nous ferons le point avant.

§


Novembre 2013
Nouvelles du chantier

Avec le beau temps, la pose de la couverture en tuiles a été  rapidement menée après notre dernier point en juin. Ainsi, avant les vacances d’été,  la nef était protégée des intempéries, 
Le mariage des tuiles neuves, en plus grand nombre, avec celles récupérées a été réussi.
De ce mariage se dégage un aspect  sain de neuf,  tout en conservant une certaine patine à l’ensemble.
Bravo aux ouvriers couvreurs !


Face nord de la nef

Face sud de la nef

A noter, qu’auparavant la toiture ne comportait pas de gouttières, aujourd’hui celles-ci ont été installés avec un matériau noble : « le cuivre » qui s’harmonise très bien avec l’ancienneté de l’édifice.  Ces gouttières vont fortement contribuer à la protection des murs et du bâtiment pour les siècles à venir.
La photo côté sud est assez impressionnante car la courbure de la gouttière épousant  le toit montre très bien la déformation spectaculaire du mur qui n’était pas loin du point de rupture.
Que l’on se rassure ! La déformation restera, mais les travaux considérables de renforcement décrits précédemment garantissent maintenant une sécurisation maximum.

§


vue d’ensemble avec les ouvriers qui donnent la proportion.
Cette photo fait bien ressortir l’aspect de coque de bateau, inversée, très caractéristique des églises romanes.

vue de détail montrant les successeurs tout neufs des « fameux entraits dont nous avons amplement parlé » et leurs positionnements actuels.

 

A l’intérieur de l’édifice, la charpente nouvelle, maintenant bien à l’abri de la pluie, a pu recevoir sa voûte en chêne flambant neuve. Les couvre-joints seront posés quelques jours plus tard.
La lierne centrale, vestige original de la charpente ancienne, est restée « dans son jus » ce qui explique sont aspect pas très rectiligne (la photo est prise de très prés : vu d’en bas cela sera bien moins perceptible et soulignera néanmoins l’ancienneté séculaire du bâtiment).

§

Dans notre précèdent point de la situation en juin, nous vous annoncions qu’architectes et entreprises recherchaient une solution pour le bas coté sud  toujours sans toiture et à l’air libre. Il s’agissait de restituer la voûte 15ème siècle tout en cachant les trois nouvelles poutres fonctionnelles mais inesthétiques installées pour reporter la charge du devers du mur sur les contreforts nouveaux en béton.
L’assise de la base des éléments de charpente a été déplacée pour arriver à ce résultat mais cela n’a pas été suffisant.
Une solution a été trouvée et, dés le début de l’automne, elle a été mise en œuvre, voir la photo explicative colorée ci-dessous.

 
cette photo a été colorée, à titre pédagogique, pour faire comprendre le subterfuge trouvé pour éviter que les 3  poutres de renfort inesthétiques mais obligatoires traversent l’espace visible de la voûte.
(nota : pour passer de la photo colorée à la photo d'origine, faites glisser alternativement la flèche pointeur de votre souris du texte général à la photo - c'est amusant ! )

 

  • Toutes les poutres en rouge constituent partiellement la poutre treillis qui soutient le devers du mur (il était prévu dés l’origine qu’elles seraient dissimulées à la vue une fois l’opération terminée et ne posent pas de problème, se reporter au schéma de principe en fin de l’article avril 2012)
  • La poutre bleue  est l’une des trois « formant buton » qui relient la poutre treillis ci- dessus aux contreforts béton (leur épaisseur fait qu’elles dépassaient sur l’alignement des éléments standards  de la voûte)
  • Les deux poutres vertes ont été positionnées de part et d’autre de la poutre bleue pour la renforcer.

 On voit très bien que la section de la poutre bleu a été rognée en épaisseur pour que son encombrement rentre dans le plan des autres éléments de la voûte. Pour compenser cet affaiblissement elle a été renforcée par les poutres vertes….CQFD…

§


Le bas coté sud avec sa nouvelle charpente
(entrait et voûte)

Détails de la charpente

Cette opération terminée a permis le montage complet de la charpente du bas coté qui, dés la mi- novembre, a été recouverte de tuiles préparées comme pour la nef.


opération de couverture sur le bas coté sud

après une petite chute de neige Frédéric Didier contrôle la réalisation.

§


des ouvriers préparent l’intérieur des ouvertures pour recevoir les vitraux

 

Dans l’ensemble du bâtiment maintenant « au sec » de nombreux ouvriers travaillent sur les finitions, les piquetages, les enduits ou l’électricité.
Entreprises et architectes parlent maintenant de dates pour le démontage des échafaudages et l’arrivée des menuisiers pour le repositionnement des bancs….
Les choses s’accélèrent, on lance  des dates pour une réouverture au public (certains s’avancent : « partiellement à Noël si tout allait bien…. »).

Nous espérons rapidement vous donner de nouvelles informations.

 


Juin 2013
Nouvelles du chantier

Le dernier point d’Avril 2013 annonçait la découverte, à l’intérieur de la nef, de la présence sur le mur sud, de l’enduit d’origine, 11ème siècle, en excellent état, resté caché sous des couches plus récentes.
Les architectes des Monuments Historiques, qui comme nous l’annoncions en Avril, voulaient le recul nécessaire, ont depuis pris une position définitive.
Cet enduit d’origine sera conservé en l’état car il est rare d’avoir un témoignage de cette finition de surface sur une aussi grande étendue que celle mise à jour à Perrecy.

Une autre découverte a été faite et vient contredire ce qui avait été dit dans notre dernier point au sujet de ces « fameux » entraits !
Ceux-ci ont fait couler tellement d’encre et de suppositions, nous devons rectifier. C’est peut-être un peu long mais en vaut la peine !

En effet, si vous vous reportez au point d’Octobre 2012, vous y verrez une photo de Madame de Ponthaud et Frédéric Didier en train de contempler les restes d’un de ces entraits sciés. Cela, à l’époque, les avait amené à penser que ceux-ci étaient d’une plus ancienne charpente et que la « construction à problème », dont l’édifice a souffert, avait été posée par-dessus sans liaison mécanique.

Pour parfaitement maîtriser la chronologie de mise en œuvre de cette charpente dont certaines dispositions étonnaient et ainsi éviter des contresens lors de la restauration, la maîtrise d’œuvre a proposé qu’une étude archéologique soit menée sur celle-ci dont le financement a pu être dégagé sur l’enveloppe globale du chantier sans dépense complémentaire. Un travail de datation des bois, appelé dendrochronologie, a ainsi été réalisé.

Les résultats sont arrivés et démentent ce qui avait été pensé…
Le bois de la charpente est exactement de l’année  1520  alors que celui des « entraits sciés » sont au moins postérieurs de 70 ans, et ont donc été mis en place au plus tôt vers 1590.

Ainsi, soutenus par ces indications, les architectes sont certains aujourd’hui que la charpente avait bien, d’origine, une malfaçon par manque d’entraits bas. A l’époque déjà, l’on s’en était rendu compte et l’on avait essayé de palier à cela en glissant sous elle des entraits « de secours ». Cette opération, surtout avec les moyens de l’époque n’était pas facile et les pièces de bois ont été passées depuis une ouverture faite dans le mur sud vers le mur nord (cela a été découvert par un examen approfondi des maçonneries).
Il a été  aussi permis de constater que si, sur la côté sud, les ouvriers de l’époque avaient pu réussir à solidariser tant bien que mal ces « entraits de secours » avec la charpente au-dessus, cela n’était pas le cas du côté nord où des simples coins ont été mis en œuvre.
 Malgré cela, l’installation de ces entraits « de secours » a visiblement permis de stabiliser l’édifice qui s’était déjà déformé puisque les assemblages, bien que peu conventionnels étant donné les difficultés de mise en œuvre, ont été retrouvés quasiment intacts.
 Il en reste que la suppression de ces entraits « de secours » par sciage au début du XIXème siècle, pour des raisons visiblement esthétiques, a remis en mouvement les déformations.

La restitution des entraits, prévue dans le projet initial pour consolider la charpente, revient donc à rétablir d’une façon plus conventionnelle et dans les règles de l’art, ce qui fût déjà une « consolidation de fortune » ensuite supprimée. 
Les choses ayant été rétablies pour ceux qui s’intéressent en détail à l’histoire du bâtiment, revenons à la progression actuelle du chantier de sauvegarde.

§§§§§§§§

La dernière image de notre point d’avril montrait la moitié de la nouvelle charpente installée.
Depuis, les choses ont énormément avancé, puisque maintenant la totalité de la charpente vient recouvrir la nef.
 La progression du chantier a été spectaculaire et prouve la maîtrise de l’entreprise spécialisée des Deux Sèvres pendant les travaux préparatoires exécutés dans son atelier.
A titre d’exemple, vous avez ci-dessous deux photos aériennes prises à seulement 24 heures d’intervalle  qui témoignent bien de la rapidité d’installation des éléments préparés !

En moins de 24 heures plus de 20% de la charpente était installée et recouverte de son voile de protection

 

Tout, malheureusement, n’est pas aussi rapide et le travail à faire sur place reste important. L’équipe des couvreurs est venue renforcer celle des charpentiers.
Comme dans la plupart des chantiers modernes, une toile isolante a été posée avant de clouer le lattage servant à supporter les tuiles. Par ailleurs, des chenaux  en cuivre seront installés.

Frédéric Didier présente l’avancement des travaux à de hauts responsables des Monuments Historiques

Lattage et pose des crochets de gouttières en cuivre

 

A l’intérieur, on se sent maintenant à l’abri des intempéries sous une charpente remarquable refaite avec un maximum de bois anciens récupérés sur l’ancienne structure. A l’avenir, cette réalisation disparaîtra à la vue des visiteurs de l’église (c’est presque dommage de cacher un tel travail !)
En effet, la voûte d’origine en bois va être réinstallée de part et d’autre de la lierne centrale qui elle restera visible.

Bel ouvrage avec un maximum de bois d’origine avec, en plus, des entraits neufs et opérationnels ! (Voyez ces entraits, ils servent provisoirement à entreposer des éléments de chenaux en cuivre, à droite)

Cette portion de la  lierne centrale restaurée, porte encore des reste de polychromie.

Petit stock de lambris neufs, remarquez le travail fait sur chaque lame pour leur encastrement.

Surface témoin pour valider la pose du lambris de voûte


 Le bas-côté sud donne beaucoup de réflexions aux architectes. Ceux-ci veulent en effet le restaurer avec une voûte en bois comme à l’origine de la construction.
Cela n’est pas simple car il faut faire cohabiter ce projet avec les 3 poutres de renfort dernièrement installées pour reporter la charge de la poutre treillis (soutenant le devers du mur) vers les nouveaux contreforts en béton armé.
Or ces 3 poutres traversent l’espace de la voûte et les architectes souhaitent qu’elles ne soient pas visibles…
La photo ci-dessous peut donner une idée du problème :


Vue des travaux sur le bas coté sud

  • En brun foncé, les trois poutres reportant le devers du mur de la nef sur les 3 nouveaux contreforts en béton armé.
  • Devant les ouvriers un gabarit de présentation en bois clair montrant la voûte recherchée avec à sa base un fac-similé de l’entrait d’origine qui sera restitué

La solution retenue par les architectes sera présentée dans notre prochaine mise à jour.

 


Avril 2013
Nouvelles du chantier

Depuis le dernier point de Janvier 2013, la progression du chantier s’est subitement accélérée en février/mars suite à la pression exercée sur les entreprises par le maître d’œuvre (la commune de Perrecy) et les architectes devant le retard du chantier par rapport aux prévisions.

Si un compromis a été trouvé pour tenir compte des délais de forces majeures, des pénalités de retard ont été déterminées et notifiées aux entreprises.

Rapidement, le nombre d’ouvriers a très sensiblement augmenté sur le site.

A l’intérieur

  • L’opération d’injection sous pression de coulis de ciment spécial, commencée en mai/juin de l’année dernière, sur la base des maçonneries de piliers, puis sur les piliers eux-mêmes (voir info juin 2012), a été étendue à l’ensemble des deux murs de la nef sur toute la hauteur. A noter que ce travail ne pouvant pas se faire par temps de gel, la longue période de froid a fortement retardé ces travaux.
  • Le dégagement et la restauration du décor intérieur des murs a été entrepris par un piquetage délicat et minutieux des enduits existants très endommagés.

Ce travail n’a rien révélé de particulier sur le mur nord (reconstruit au 15ème), aussi l’enduit à la chaux prévu est en cours de finition.

Par contre, le mur sud a réservé une vraie surprise, découverte avec beaucoup d’intérêt par les architectes. Ils ont constaté que sous l’enduit retiré délicatement apparaissait l’enduit d’origine du 11ème qui, jugent ’ils, est en excellent état, ce qui est exceptionnel sur une surface aussi importante.

Ils sont au stade de la réflexion mais il leur semble que l’intérêt archéologique de cet édifice plaide pour le maintient en l’état de l’enduit d’origine 11ème. Cela donnera d’autant plus de valeur à ce monument.

La prochaine info du chantier que nous publierons donnera des précisions.

Conduits provisoires en plastique pour l’opération d’injection de coulis, étape finale en haut des murs.

A l’exterieur

  • Les quatre petits pans de couverture faisant la jonction entre les faces carrées de la tour du chœur et les faces hexagonales de la tour lanterne sur la face ouest sont entièrement repris comme prévu dans le plan original (voir sur l’info Avril 2012 la photo « périmètre d’intervention »
  • Les murs de la nef, à leurs extrémités supérieures, ont été remis de niveau et reconsolidés pour recevoir les assises des éléments de charpentes.

Reprise de couverture (sur les jonctions des parties carrées/hexagonale) en angles de la face ouest de la tour du chœur.

Recalage des assises de charpentes.

Vers mi-mars, le chantier a brusquement changé avec les arrivages successifs des éléments de charpente en provenance de l’atelier spécialisé situé dans les Deux-Sèvres, l’entreprise ASSELIN (responsable sur place Monsieur Mathieu Fontenaud)

Les premières livraisons ont précédé l’arrivée des équipes de charpentiers.

C’est ainsi que l’on a pu voir, au pied de l’église dans la zone protégée, les éléments de bois spécialement travaillés ou retravaillés. A cette occasion il était facile de différencier, suivant leurs couleurs, les pièces provenant de l’ancienne charpente et celles nouvellement fabriquées.

Comme l’avait espéré les architectes, on a pu constater qu’une bonne partie de la charpente d’origine a pu être récupérée pour fabriquer la nouvelle.

La livraison des entraits a immédiatement attiré l’attention des uns et des autres, puisque l’on sait maintenant (depuis les découvertes faites pendant les travaux) que les entraits qui avaient été sciés, datant d’une très ancienne charpente, n’ont en fait jamais eu de liaison physique avec notre charpente à problème, et que si cette dernière avait eu tant de soucis c’est en fait qu’elle n’avait jamais été conçue avec des entraits bas … ! Malfaçon très ancienne, mais malfaçon certaine. En conclusion, on a donc cru à tort que les soucis que nous avions venaient de la suppression des très anciens entraits, en fait, il n’en était rien puisque ces derniers n’avaient aucun effet sur cette "nouvelle"charpente simplement « posée » par dessus.

Cette fois ce sera corrigé : dans la nef, nous aurons sous les yeux de belles pièces de bois (les entraits 2013), qui seront étroitement solidaires des sablieres de la charpente, par des entailles bloquées entre elles avec broches metalliques et résine .

L'ensemble sera ainsi bien sécuruisé !

Conditionnement d’une partie des arrivages
avec éléments numérotés
.
Les fameux entraits qui viendront « remplacer » ceux qui en fait n’ont jamais équipés la précédentes charpente…. de belles pièces de bois déjà travaillées.

 

Comme un jeu de Mécano, le remontage des éléments de la nouvelle charpente a été mis en œuvre très rapidement au sol sur l’espace libre devant le presbytère inoccupé. Puis une grue a hissé les assemblages sur le faîtage de la nef où ils ont trouvé leurs emboîtements avec précision.

En 2 à 3 semaines la moitié de la nef a été équipée. C’est assez fantastique !

Premier assemblage hissé sur le faîtage).
Un exemple du formidable travail d’ébénisterie fait pour restaurer -bois clair- une pièce du faîtage de la voûte d’origine -bois foncé-
Un chantier actif…il y a par moment du monde « sur le pont » pour surveiller !

Il est prévu que cette première moitié de charpente soit recouverte de tuiles avant que la partie manquante soit à son tour livrée et montée.

En attendant cette couverture définitive, la charpente installée a été recouverte d’un voile blanc de protection que tout le monde peut voir de l’extérieure ce qui est encouragent et montre que « ça avance ».


La première moitié de la charpente installée et protégée par un voile blanc.
Au premier plan Frédéric Didier, le maire de Perrecy et le responsable du chantier présent depuis le début des travaux.



Janvier 2013
Nouvelles du chantier

Depuis notre dernier point d’octobre 2012, les charpentiers ont poursuivi le démontage de la charpente de la nef. Cette opération menée avec grand soin, pour préserver le maximum d’éléments d’origine en état de resservir, était terminée avant la fin de l’année 2012.

Le bilan final de l’opération a apporté une bonne nouvelle dévoilant que le volume des pièces de bois récupérables pour la réalisation de la nouvelle charpente était plus important que les prévisions ne l’avaient escomptées.
Il faut espérer que cela pourra contrebalancer financièrement la mauvaise surprise inverse enregistrée précédemment sur l’état des tuiles dont beaucoup se sont avérées « gélives » et irrécupérables.

Aujourd’hui, cela était prévu mais n’en reste pas moins surprenant, la nef de l’église privée de couverture est à ciel ouvert en plein hiver sous la pluie et la neige !
L’intérieur de cette nef pourrait être transformé en piscine avec les précipitations très nombreuses que nous connaissons, mais il semble que l’eau arrive à s’infiltrer dans le sol car, si le sol est bien mouillé, il n’y a pas de flaques stagnantes…
Par contre, les architectes ont demandé aux entreprises de protéger le faîtage des murs pour que l’eau ne pénètre pas dans les maçonneries et éviter les dégâts du gel.
Les photos ci-dessous, même avec un manque de lumière, peuvent donner une idée de  la situation.


Départ des éléments de charpentes vers l’atelier spécialisé dans les Deux Sèvres où la nouvelle structure est en construction

Protection du faîtage des murs : un toit en tôle a été installé à l’aplomb de chaque mur et un rideau protége des intempéries obliques


Nef à ciel ouvert


Image « choc » : vue de la nef depuis le précieux  narthex

 

Si le chantier est en hibernation au niveau de la toiture de la nef, des ouvriers sont toujours présents et travaillent sur le bas-coté sud.
En effet, l'implantation de la poutre treillis* , pièce maîtresse indispensable au report des forces sur les nouveaux contreforts, nécessite des aménagements.
* se reporter à la fin de l’information avril 2012 : croquis « PRINCIPE DE CONSOLIDATION » et « poutre treillis en bleu »

A cette occasion, le démontage du plafonnage bois a mis à jour des éléments de charpentes anciennes intéressants et datés.


Frédéric Didier sur son échelle examine les possibilités d’implantation de la poutre treillis. Devant lui un beau poinçonnage d’origine sur une poutre permet de situer la période de sa pose ainsi que celle des moulures particulières courant le long du mur à son niveau.

 



Octobre 2012
Nouvelles du chantier

 Depuis notre dernier point d’août, des équipes de couvreurs et de charpentiers ont pris possession des « paletages », ces immenses tabliers installés au sommet des échafaudages, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des murs de la nef.
A partir de ces espaces plats et sécurisés, les ouvriers spécialisés sont littéralement « à pied d’oeuvre » tout en étant dans un environnement « aérien » pour mener trois opérations successives :

  • Démonter par élément  la voûte en bois pour accéder à la charpente supérieure
  • Déposer les tuiles et leurs lattes de support
  • Démonter les pièces de charpente après les avoir toutes numérotées

Beaucoup de vestiges des remaniements antérieurs ont été découverts et recensés par l’équipe des Monuments Historiques.
Une mauvaise nouvelle a été apportée par l’état des tuiles retirées. En effet, alors que l’on pensait celles-ci majoritairement bonnes et pouvant resservir, elles se sont avérées d’assez médiocre qualité et « gélives », plus des deux tiers  devront être remplacées.

En outre ces opérations ont mis en évidence l’extrême urgence d’avoir lancé les travaux, tellement l’état des assemblages découverts est apparu catastrophique.
A noter en plus : le devers grave des murs (environ 50 cm sur le mur sud et 20 sur le nord, relevés entre la base et le haut de ceux-ci).

Constatant tout cela, Frédéric Didier, lors de sa visite du 24 octobre, a déclaré au maire présent et à ceux qui l’accompagnaient :

« Il était bien temps que l’on s’occupe de cette église !»

§

Il est intéressant de relever que, outre la présence de Frédéric Didier -architecte en Chef des M.H.- avec son équipe dont Monsieur Stéphane Marais architecte en charge de l’opération, notre église, ce 24 octobre, a reçu la visite de hauts responsables des Monuments Historiques, à savoir :

  • Madame Marie Suzanne de Ponthaud, Inspecteur général des  M.H. pour les régions Midi-Pyrénées/Champagne Ardenne/Bourgogne
  • Monsieur Olivier Poisson – inspecteur régional des M.H.
  • Madame Cécile Ulmann – conservatrice régionale M.H.
  • Régis Wenzel, du conservatoire des M.H.
  • Stéphane Aubertin, Architecte des bâtiments de France, chef du service territorial de l’architecture et du Patrimoine de Saône et Loire

§

Découvertes - surprises - interrogations… se sont imposées à tous les intervenants à ce stade du chantier…dont voici quelques photos.

Cliquez sur les photos pour les agandir, puis vous utiliserez la flèche "Précédent" du navigateur pour revenir.

Une vue de la charpente de la nef à moitié découverte dont les éléments sont en cours de démontage.

Cette vue permet d’apprécier :

  1. l’état des bois à certains endroits
  2. la désolidarisation des éléments de la base de charpente
  3. le déplacement de cette base par rapport aux pierres de corniche du mur porteur (dont, par ailleurs, la déformation est évidente)

Apres  avoir été démontés et descendus, plusieurs ensembles ont été remontés au sol « à blanc » pour étudier les déformations, apprécier les possibilités de réemploi, envisager les modifications à apporter.
Les parties à conserver pour la nouvelle charpente seront transportées dans les Deux-Sèvres dans l’atelier de l’entreprise spécialisée en charge de refaire une nouvelle charpente.

La pièce de bois ronde (au centre),qui était cachée par la maçonnerie du mur dans lequel elle était noyée, est un vestige des fameux entraits sciés au 19ème siècle.

Madame de Ponthaud et Frédéric Didier observent que les éléments de la base de la charpente reposaient simplement sur « ces entraits sciés » et ne sont pas solidaires de ceux-ci.
Ils pensent que ces « entraits » (qui en fait n’en sont pas pour la charpente actuelle), sont peut-être ceux d’une plus ancienne charpente.
Pour mieux comprendre, ils envisagent, quand les ressources financières le permettront, de faire faire une « datation » du bois pour le situer dans le temps.
Cette opération, certes intéressante pour une meilleure connaissance de l’histoire de l’architecture du bâtiment doit, pour l’immédiat, laisser la place à la recherche des bonnes solutions pour refaire une charpente efficace et durable.

 



Août 2012
Nouvelles du chantier

L’ensemble des opérations de renforcement définitif des maçonneries est maintenant terminé.
Le point a été fait par Frédéric Didier au cours d’une réunion de chantier.


De gauche à droite : Valentin le stagiaire, Stéphane Marets architecte, Frédéric Didier Architecte en chef, Monsieur Dufraine (avec le casque, entreprise Dufraine)

En résumé, si les murs qui « déversaient » conservent leur position (ils n’ont pas été redressés) ils sont maintenant portés par des éléments solides.
Cette situation, maintenant sécurisée,  va permettre d’attaquer la deuxième phase du chantier sans risquer l’effondrement.
Ainsi :
Les charpentes anciennes de la nef et du bas coté vont être démontées, restaurées et remontées avec bien sur les « fameux entraits » (conception d’origine) qui n’auraient jamais du être enlevés ! Frédéric Didier a prévu de faire cette opération par tranche de façon à ne pas découvrir d’un seul coup toute la nef et de ne pas risquer de la transformer en gigantesque piscine avec les intempéries qui ne manqueront pas de survenir cet hiver.

Ces derniers jours l’activité sur le chantier à consistée  au démontage  des structures provisoires installées entre octobre 2010 et janvier 2011.


A l’intérieur toutes les structures de maintien sont démontées


A l’extérieur des ouvriers démontent les contrefiches, et les imposantes pièces de bois  sont retirées

Il est toujours un peu triste de démonter ce qui a demandé tant de travail mais ces importantes structures ont bien joué leurs rôles, permettant à l’édifice de rester debout pendant les mutilations provisoires nécessaires.

Il n’y a pas de temps à perdre, et aussitôt les emplacements rendus libres sont utilisés :

=>  A l’intérieur de l’église.

Deux échafaudages sont montés dans la nef.

Au niveau du haut des murs, ces échafaudages supportent un gigantesque tablier ( « platelage » en terme professionnel) composé de plus de 300 éléments qui recouvrent toute la surface sous toiture de la nef, ce qui va permettre aux ouvriers de travailler sur la charpente en bonne condition.
Notez le travail remarquable de l’entreprise en charge de cet échafaudage dont les ouvriers ont dus « composer » avec les structures de poutrelles métalliques entre murs sud et nord qui sont restées en place pour maintenir le bon rapport des forces au moment de l’enlèvement  de la charpente actuelle.


Le « platelage » et un ouvrier dont la silhouette donne une appréciation des dimensions.

=>  A l’extérieur de l’église.


Le mur nord est déjà équipé de son échafaudage,  le mur sud  le sera  sous quelques jours et devra englober les contreforts.

 



Juin 2012
Nouvelles du chantier

Les travaux sont entrés dans la phase concrète du renforcement des maçonneries.

A / intérieur de l’église.

Tous les piliers situés entre la nef centrale et le bas coté sud ont été examinés, les uns après les autres, puis :

=>  Dégagés, sur 80 cms environ, de la terre du sol recouvrant leurs bases et mis au jour pour un examen minutieux

=>  Auscultés méthodiquement par une équipe spécialisée à l’aide d’un scanner pour déceler les failles internes

Les auscultations des maçonneries pour évaluation des vides sont réalisées par auscultation dynamique à l’aide d’un géoradar.
Ces opérations correspondent à un contrôle d’efficacité des opérations d’injection et de confortation interne des maçonneries de l’église.

Zone d’étude présentant une maçonnerie homogène et compacte. Quelques vides mineurs ont été détectés localement en phase de pré–injection. Ces derniers ont été comblés de manière satisfaisante lors des opérations de restauration.

 

=>  Les pierres défectueuses ont été retirée délicatement (photo 1 et 2) et remplacées par des neuves taillées sur place

A noter que le pilier le plus proche du transept a du subir une opération importante de remplacement de pierre

=>  Un coulis spécial de ciment a été injecté sous pression à l’intérieure de la masse du pilier dans les fissures importantes repérées


Le coulis est injecté par ces tubes provisoires débouchant au coeur de la maçonnerie.


On peut voir dans le cercle rouge un surplus de coulis, au niveau du sol, ressortant d’une fissure comblée après l’injection pratiquée dans la partie inférieure du pilier.

 

B / extérieur de l’église.

Les trois contreforts en pierre soutenant le mur du bas coté sud, ont été démontés les uns après les autres:


Les contreforts anciens en pierre

  Puis, à leur emplacement  une fosse de 3.20m large x 2.50m long x1.40m profond a été creusée.

 
 Le fond de ces fosses a été percée par trois forages profonds d’une dizaine de mètres dans les quels des tubes (type pétrolier) ont été introduits et rempli de ciment, ils constituent ainsi des « micro pieux » venant prendre appui sur un fond ferme.

  Dans un deuxième temps les fosses ont été remplies de ciment armé reposant sur les micros pieux. Ainsi a été formé une dalle d’appui qui a la particularité d’être stable et de passer sous le mur de l’église pour une répartition équilibrée  de la charge.


Sur ces dalles les nouveaux contreforts en béton armé ont été coulés.

=>  Puis les nouveaux contreforts ont été « habillés » avec un parement de pierres provenant du démontage des anciens contreforts mais également de pierres neuves nécessaires pour respecter une épaisseur homogène des trois nouveaux ouvrages.

 

Dessin récapitulatif des opérations décrites ci-dessus

Ce dessin a été réalisé gracieusement à la demande de notre association par un jeune stagiaire travaillant sous les ordres de Frédéric Didier, il s’agit de Monsieur Valentin Bodenghien.
Très pédagogique ce dessin va aider chacun à comprendre l’opération décrite ci-dessus.
Nous remercions vivement Valentin de sa gentillesse et lui souhaitons un grand avenir dans la carrière qu’il envisage.
Merci aussi à Frederic  Didier pour lui avoir donné le feu vert pour cette mission
.

 



Avril 2012
Nouvelles du chantier

Depuis le dernier point de la situation, en janvier, les travaux se sont poursuivis mais ont été considérablement ralentis en février par les très grands froids qui ont sévi.
Le dégagement de la base des piliers se poursuit progressivement l’un après l’autre pour ne pas risquer d’affaiblir l’ensemble.
Parallèlement, et avec la même précaution, a été entrepris le démontage des contreforts extérieurs en pierre soutenant le mur sud.
Cette opération, en cours, a également réservé une surprise intéressante :
Dans les pierres retirées avec soin, les ouvriers spécialisés ont isolé des éléments provenant de l’ancien cloître, elles ont servi de réemploi à l’époque de la création de ces contreforts.
Ci-dessous deux photos de ces découvertes :

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Visage sculpté sur un bloc, à l'origine encastré dans un mur, (probablement culot servant de support à un départ de nervures d'une croisée d'ogive du cloître).

Belles pierres formant les nervures du cloître. Comme on le voit, toutes ces pierres sont numérotées et enregistrées par l’entreprise sous le contrôle de l’architecte des M.H.

 

Depuis janvier une information importante sur la restauration en cours a été dévoilée par la pose du traditionnel panneau de chantier.

Ce grand panneau est installé à proximité du chantier sur le mur du dispensaire du Prieuré.

Outre les informations habituelles (maître d’ouvrage, entreprises, coût des travaux, subventions obtenues etc..) on trouve sur ce panneau des précisions très intéressantes sur les techniques qui seront employées.
Ci-dessous quelques reproductions extraites. Elles décrivent les grandes étapes du chantier.

Reproduction de l’extrait texte portant sur « le projet » :

Reproduction des extraits "croquis" :

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Le périmètre d’intervention de cette première tranche de restauration est bien défini par ce croquis clair.

La coupe schématique montre bien les désordres actuels concernant le déversement important des murs sud malgré les contreforts en place.

Le schéma du principe de consolidation avec ses commentaires explique d’une façon simple ce qui va être entrepris (pour info BA veut dire béton armé) Une opération mettant en œuvre une technique moderne qui saura rester discrète pour conserver l’architecture d’origine.

 


Janvier 2012
Nouvelles du chantier (14/01)

Les travaux de consolidation provisoire sont maintenant terminés.

La pose des ensembles métal/bois engagée sur le mur sud, comme vu sur la précédente info, s'est poursuivie et a été suivie par l'installation d'éléments identiques sur le mur nord tant à l'intérieur qu'à l'extérieur.

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Puis les élements intérieurs et exterieurs face à face ont été reliés par un tirant à vis traversant les murs, un vissage puissant a été appliqué pour les solidariser au mur et entre eux.

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Ensuite ces doubles ensembles du mur nord ont été reliés à ceux du mur sud leur faisant face par des poutrelles de tube croisillonées. Ces structures ont pour objet de solidariser les deux côtés et faire face à une contrainte anormale et soudaine supportée par le mur sud dont on redoute les conséquences de son devers important.

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Dans le bas-côté, d'autres poutrelles croisillonées solidarisent la partie médiane du mur sud (à gauche) avec le mur extérieur du bas-côté (à droite) , lui-même fortement soutenu à l'exterieur par tout le dispositif ,maintenant terminé, de contre fiches en bois ancré dans le sol, pour l'empècher de deverser davantage.

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Les travaux de réparations et de renforcements definitifs des maçonneries d'origine peuvent maintenant commencer.

La premiere opération a consisté à faire des fouilles à l'intérieure de l'église tout autour du pillier qui semblait le plus fragille de façon à examiner l'état de son assise.
L'excavation nécessaire pour atteindre les fondations, et même un niveau plus bas pour connaître la nature du sol les supportant, a entrainé une fosse d'environ 1m 30 dans sa partie la plus profonde.

Une découverte :

Cette fouille a permis de découvrir que la partie actuellement visible des pilliers se prolongeait sous le niveau du sol d'environ 80 centimètres.
Le sol d'origine, dont on retrouve des vestiges de sa presence, était donc 80 cm plus bas qu'actuellement ce qui offrait au visiteur un édifice, vu de l'intérieur, avec une élévation plus majestueuse de la voute.
Les spécialistes en archéologie, qui ont procèdé aux recherches, pensent que le sol a été rehaussé vers 1780, au départ des moines, quand l'église monacale est devenue l'église paroissiale.

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Enseignements au niveau des travaux de consolidation :

Les architectes, bureaux d'études, entreprises spécialisées, en réunion le mercredi 11 janvier sous la direction de Frédéric Didier, ont observé que les fondations semblaient dans un état satisfaisant et étaient supportées par un sol sain. Par contre, ils ont remarqué que les fissures du pillier que l'on observe dans sa partie visible se prolongeaint dans la partie enterrée mise à jour et nécessitait une intervention consistant à remplacer les quelques pierres complètement dégradées, puis, suivant l'état du noyau central du pillier, une injection de coulis cimenté.

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Au vu de ces observations, ils ont decidé de dégager la partie enterrée de tous les pilliers les uns après les autres en procédant par vagues successives, pillier pairs puis impairs, de façon à ne pas risquer d'affaiblir d'un seul coup l'ensemble de la maçonnerie porteuse.

 




Décembre 2011
Nouvelles du chantier (11/12)

Après la mise en place des cintres de soutien sous chaque arche (voir point précèdent), l’opération de consolidation provisoire se poursuit :

A l’intérieur 
Entre chacune des ouvertures hautes, le mur sud est équipé d'ensembles métal/bois destinés à recevoir des éléments de maintien en construction. (photo 1).

A l’extérieur
Dans la zone de l’ancien cloître (matérialisé par des ifs taillés), les ouvriers ont noyé dans le sol une demi douzaine de massifs en béton coulé dans des coffrages en bois exécutés sur place.
Ces massifs servent d’appuis à tout un jeu de contrefiches en bois venant soutenir la partie basse du mur très déversé qui menace de partir (photo 2).
En partie haute, une structure en bois et fer est en cours de mise en place (photo 3)

Cliquez les vignettes pour agrandir les photos :
photo 1
photo 2
photo 3

 


Novembre 2011
Nouvelles du chantier (15/11)

Toutes les arches entre la nef et le collatéral sud sont maintenant équipées des dispositifs de soutien (photo 1)

Sur la première arche le cintre a été glissé sous l’arche puis un calage fin a été mis en place avec d’étroites pièces de bois pour épouser parfaitement la maçonnerie (photo 2)

Les ouvriers ont ensuite procédé  au « vérinage » des pieds pour plaquer fermement le cintre sur la voute.
(le vérinage est un terme technique pour designer l’opération de vissage des vérins afin de les allonger très progressivement).

Toutes les autres arches seront traitées de la même manière.

 

Cliquez pour agrandir => 
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photo 1
photo 2

 


Novembre 2011
Cette fois c’est parti !

L’accès au périmètre proche de l’église est réglementé et le port du casque est obligatoire pour les personnes autorisées à pénétrer.

En effet, l’entreprise FREYSSINET fait rentrer dans l’église plus de 15 tonnes de poutrelles métalliques aux dimensions impressionnantes et les installe dans une nef complètement vide de son mobilier mais sur un sol protégé sur toute sa surface par une sorte d’isorel mou.

Ces poutrelles vont servir, soit comme point d’appui au sol, soit pour soutenir à hauteur des cintres en bois construits spécialement sur mesure pour épouser la forme de chaque arche présente entre la nef et son collatéral sud.

Ces cintres seront fortement plaqués sous la maçonnerie par des étaiements montés sur pieds réglables par vérins à vis géants.

Tous ces travaux sont destinés à faire un « butonnage », terme technique pour désigner une opération ayant pour but le renforcement provisoire de la structure maçonnée.
Ce renforcement permettra d’effectuer les sondages nécessaires sans risquer de déstabiliser la maçonnerie dans un premier temps puis, le moment venu, de démonter la charpente en la dégageant délicatement de la maçonnerie avec  laquelle elle est étroitement imbriquée.

Nous essayerons de vous donner des nouvelles dans ce site au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

A bientôt donc.

Cliquez pour agrandir => Cliquez pour agrandir


Octobre 2011
Les entreprises se mettent en place

Le coup d’envoi des travaux a été donné, courant septembre, par une réunion préparatoire de tous les corps de métier concernés par les appels d’offres sous la direction de l’Architecte en Chef des Monuments Historiques M. Frédéric Didier.
A cette occasion, ce dernier a indiqué que contrairement à ce qui avait été prévu à l’origine, la charpente ne serait pas déposée en premier car les tests et repérages mis en place avaient démontrés que les instabilités des murs et de la charpente étaient étroitement liées.
Toucher à la charpente sans renforcer auparavant les murs serait imprudent, aussi les architectes ont décidé de commencer par renforcer les murs par la méthode de micro-pieux en ciment injecté.

A ce jour, début octobre, la situation est la suivante :

  • les premières opérations ont consisté au démontage des mobiliers (les bancs) qui ont été pris en charge par l’entreprise de menuiserie et conduits dans ses ateliers.
  • des locaux mobiles (bureau et local pour le personnel) ont été installés à proximité de la sacristie et un périmètre de sécurité a été mis en place autour de la nef.
  • des sondages ont été forés dans les sols pour analyse et détermination des matériaux adéquats pour la mise en place des micro-pieux de renfort.
  • dés que les résultats seront connus les travaux commenceront

 


Août 2011
Plan de financement incluant l’aide potentielle du FEADER (fond européen)

Au cours du conseil municipal du 29 août, le maire a  indiqué que suite aux demandes d’aide auprès du FEADER en juin 2009 et mai 2011, les  services de la DDTE, qui suivent ce dossier, demandent au conseil municipal d’approuver le plan de financement ci-dessous intégrant l’éventuelle aide de 113 580 € qu’envisage ce fond.

Plan avec FEADER :

 
HT
% du HT
TTC
% du TTC
DRAC      734 268,00 € 50,00%      734 268,00 € 41,81%
Conseil Général 71      150 000,00 € 10,21%      150 000,00 € 8,54%
Sénat (M. Emorine)        10 000,00 € 0,68%        10 000,00 € 0,57%
Souscription publique        11 450,00 € 0,78%        11 450,00 € 0,65%
Commune de Perrecy : Emprunt 316 000 € en HT   Autofinancement 133 238.34 € en HT      449 238,34 € 30,59%      737 071,46 € 41,97%
Feader      113 580,00 € 7,73%     113 580,00 € 6,47%
TOTAL  1 468 536,34 € 100,00%  1 756 369,46 € 100,00%

Ce plan a été approuvé à l’unanimité des conseillers présents ou représentés et la délibération a été immédiatement  transmise à la Commission FEADER. La confirmation définitive est attendue avec impatience.

Il est à remarquer que la Mairie espérait  une aide plus importante de ce fond, par ailleurs elle espérait aussi une aide de la Région Bourgogne qui n’a rien débloqué…
Il en résulte que les 20% incontournables qui doivent obligatoirement être supportés par le propriétaire  dans ce type d’opération et qui représentaient déjà une très grosse charge pour une commune de 1700 habitants vont, comme le montre ce tableau, se transformer en 30,59 % H.T. et  41,97% TTC  (nota : la TVA n’étant que partiellement récupérable et sous un délai de 2 ans, la trésorerie nécessaire à son payement est importante).

Chacun comprendra que la charge financière relative à la sauvegarde de ce patrimoine français est extrêmement lourde pour la commune de Perrecy.

Plus que jamais notre commune demande de l’aide et notre Association doit absolument continuer à rechercher des mécénats.

Elle fait à nouveau appel à toutes les bonnes volontés, que ce soit bien sûr auprès des habitants de Perrecy, les premiers concernés (mais ils ne sont pas très nombreux), ou sur un périmètre beaucoup plus vaste comprenant les particuliers mais aussi les entreprises qui peuvent également bénéficier de déductions fiscales importantes.

 


Juin 2011
Concert au profit de la sauvegarde du Prieuré

La chorale "Ad Libitum" a proposé à notre association de donner gracieusement un concert pour contribuer aux travaux de restauration. Nous l'en remercions vivement.

Bien évidemment l'église de Perrecy étant fermée, la chorale ne peut y venir et s'est organisée pour donner ce concert dans l'église de Saint Bérain sous Sanvignes qui a bien voulu l'accueillir à cette occasion, merci à la paroisse et à la municipalité de Saint Bérain.

La chorale souhaite que l'entrée à ce concert soit libre et a prévu d'organiser à l'entracte une quête destinée à recevoir les dons en faveur de la restauration de l'église de Perrecy, chacun y mettra ce qu'il désire en fonction de ses possibilités ou du prix que il aurait accepté de mettre dans un spectacle payant de cette qualité.

Venez nombreux pour vous "régaler" de musique, soutenir notre oeuvre, et applaudir plus de 45 choristes et leur chef qui préparent et répètent ce concert depuis un an.

Dimanche 25 juin 2011 à 18 h à l' église de Saint Bérain sous Sanvignes.


Consultez l’affiche en cliquant sur l'image ci-dessous pour l'agrandir :

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Janvier 2011
Conférences au profit de la sauvegarde du Prieuré

La conférence de novembre 2010 a été un succès, plus de 60 participants sont venus malgré la neige qui s'était mise à tomber.
Comme annoncé, Monsieur Noël Chapuis donnera gracieusement sa seconde conférence le jeudi 27 janvier à 20h 30 au même endroit salle des Fêtes R.Delès à Perrecy.
Cette fois c'est la très belle sculpture de Saint Michel terrassant le dragon, au portail du narthex, qui donne le thème de la conférence :

     "Le dragon à travers les millénaires et les civilisations".

Un moment à ne pas manquer.    Venez nombreux !     A bientôt.

Consultez l’invitation et le programme
en cliquant, l’un après l’autre, sur les fichiers ci-dessous :

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Novembre 2010
Conférences au profit de la sauvegarde du Prieuré

Monsieur Noël Chapuis a proposé à notre Maire et à notre Association de donner gracieusement deux conférences pour contribuer aux travaux de restauration. Nous l’en remercions vivement.

Les dates arrêtées sont 25 novembre 2010 et 27 janvier 2011.
Le lieu sera la salle des Fêtes R. Delès , prêtée gracieusement par la mairie pour la circonstance.
Le propos portera sur les êtres fabuleux, les bestiaires depuis l’Antiquité jusqu’à l’Art roman, et leur symbolique et s’appuiera sur les magnifiques bas-reliefs de notre narthex et d’autres lieux.

Tous, petits et grands (de 9 à 99 ans…) peuvent être intéressés, nous découvrirons une quantité de trésors cachés que nous ne pouvons imaginer en regardant distraitement les sculptures. Nous en sortirons enrichis et prendrons la vraie valeur de notre patrimoine.
Un moment à ne pas manquer.
N’hésitez pas : venez !   A bientôt.

Consultez l’invitation et le programme
en cliquant, l’un après l’autre, sur les fichiers ci-dessous :

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Octobre 2010
Assemblée générale

L'Assemblé générale ordinaire de notre Association pour l'année 2009/2010 s'est tenue le mardi 10 octobre 17h à la mairie de Perrecy.
Après un rappel des actions entreprises, le président a exposé la situation morale de l'Association ainsi que la situation financière, l'une et l'autre ont été approuvées par l'Assemblée.

En  ce qui concerne l’utilisation des fonds recueillis par donation, il a été précisé que la politique retenue est, dans la mesure du possible, de réserver ceux-ci pour les transmettre intégralement à la souscription communale au démarrage des travaux de sauvegarde.
Aussi, pour son fonctionnement interne (timbres, papeterie, affiches, etc.), l'Association s'efforcera de n'utiliser que les fonds provenant des cotisations et des subventions qu'elle pourrait recevoir.
Il est donc très important d'augmenter le nombre des membres de l'association, et de rechercher des subventions.

Un appel pour la cotisation 2010/2011 a été lancé sur la même base que précédemment, soit 5€ par membre inscrit.
Suite à la démission de la trésorière, cette responsabilité a été confiée à l'unanimité à Monsieur Raymond CALLIER qui l'a acceptée.

De nombreuses personnes ayant demandé, soit par écrit, soit par leur présence, à devenir membre de l'Association, le Bureau les a agréées, portant ainsi le nombre de membres à 24 actifs. D'autres demandes parviennent actuellement et seront prochainement examinées par le Bureau, espérons que ce mouvement s'amplifiera.
Trois postes de membre du Conseil étant vacants, suite aux deux démissions et au décès de M. Lucien Contant, l’Assemblée a nommé pour les remplacer : M. Paul Jacquet , Madame Jean Michel Duperret, M. Jean Louis Ducerf. Par ailleurs, Monsieur Pierre-Yves Fénéon a été nommé trésorier-adjoint.

Madame Evelyne Boireau a fait le point sur les demandes de subventions faites par la Mairie pour recueillir des aides publiques. E n résumé et globalement, il faut retenir que l’Etat (ministère de la Culture) s’est engagé pour 50% des travaux de la première tranche. C’est un acquis très important, mais il faut encore trouver les 50% restant. Les démarches se poursuivent activement.

 


Décembre 2009
Communications, informations

Communication des dernières informations à propos de l'église, de l'association,
et des possibilités de dons déductibles des impôts,

=> via le nouveau Bulletin Municipal 2009 distribué fin décembre,

=> et le site internet http://eglise.perrecy.free.fr/

 



24 novembre 2009
Visite de l'évêque

Jean Labarre, conseiller municipal,
et président de l' Association pour la restauration
de l'église Saint-Pierre et Saint-Benoît de Perrecy-les-Forges
,

en conversation avec l'évêque, Monseigneur Benoît Rivière,
et le Père Georges Auduc, vicaire général,

devant l'église bâchée.

 



22 juillet / 15 août 2009
Une nouvelle association

Cet été, une nouvelle association a vu le jour à Perrecy.

Ce 22 juillet, les 10 membres fondateurs, rassemblés en Assemblée générale constitutive, ont établi les statuts et composé le Bureau.

plus d'informations sur la composition de l'association sur la page "Présentation"

Inscrite au Journal Officiel le 15 août 2009 sous le n°1142 et le nom ;
" Association pour la restauration de l'église Saint-Pierre et Saint-Benoît de Perrecy-les-Forges ",
cette association, composée de bénévoles agissant à titre privé, a son siège social à la mairie de Perrecy.

L'objectif essentiel est de promouvoir les dons en faveur de la restauration de l'église et de les recueillir.
Cette association, reconnue " d'intérêt général ", est habilitée fiscalement à recevoir des dons et à émettre des reçus fiscaux qui autorisent les particuliers à déduire de leurs impôts sur le revenu 66% des sommes versées et pour les entreprises 60%.

Une équipe ciblée et spécialisée, jugez en :
Le président est conseiller municipal, le vice président est curé de la paroisse, les deux secrétaires sont des professionnelles du métier à la mairie, la trésorière est professionnelle du Trésor Public à la perception.

 



29 juin 2009
Conseil municipal

Après la " douche froide " ressentie à la découverte de la situation, notre Municipalité, dynamisée, plus qu'abattue, par l'adversité,
a immédiatement réagi.

C'est ainsi qu'au Conseil Municipal du 29 juin, notre maire, pour venir en aide aux finances limitées de notre commune, a proposé

  • d'une part, d'ouvrir une souscription communale,
  • d'autre part, de lancer des demandes de subventions auprès d'organismes publics tels que la région, le département, l'Europe, notre sénateur, notre député, etc.…

Cette résolution ayant été votée à l'unanimité, les services de la mairie ont immédiatement mis en œuvre ces dispositions.

Actuellement nous sommes dans l'attente des réponses.

 



27 mai 2009
Conférence d'information à la population de Perrecy

Suite au constat de cette découverte accablante, et avant d'en tirer les dispositions à prendre d'une part concernant la pratique du culte dans l'église et d'autre part ne pas trop décevoir le tourisme estival, notre Municipalité a demandé à l'architecte des monuments historiques de procéder de toute urgence à une analyse technique détaillée de la situation et aux remèdes à y apporter.

C'est ainsi que, rapidement après, Frédéric Didier proposait à notre maire de venir, lui-même informer la population des résultats de cette analyse
La date du mercredi 27 mai a été arrêtée et la presse régionale a relayé l'invitation, faite à tous les intéressés, de se retrouver à la salle des fêtes vers 18 heures.

La conférence, bien préparée par l'équipe locale de Frédéric Didier, a rassemblé un public nombreux et varié qui a apprécié les explications techniques très intéressantes et accessibles à tous par le biais des projections de dessins explicites et de photos.


Frédéric Didier, architecte en chef des Monuments historiques et Claudius Michel, Maire de Perrecy.

 



16 avril 2009
La découverte du péril...


Notre maire et le père Courtot, sous la pluie,
en ascension vers le haut de la charpente
Le 16 Avril, par mauvais temps, les architectes Frédéric Didier et Pierre Raynaud, notre maire Claudius Michel, le père Courtot curé de la paroisse ont bravé le vertige, et une pluie désagréable en se faisant porter sur le toit par le bras d'une nacelle.


Hélas… ce qu'ils ont constaté a été pour eux bien plus désagréable que les morsures de la pluie et du vent.

En effet, si la couverture en tuiles plates qui recouvre toute la nef a un aspect général correct vue d'en bas, (et cela n'est pas surprenant puisque sa réfection ne date que d'une trentaine d'années), elle cachait, par contre, une charpente en très mauvais état dont beaucoup d'éléments se désolidarisent les uns des autres.

Ils ont constaté que la base de la charpente s'appuyant sur les murs avait tendance "à les pousser au vide" et ils ont pu observer une faille importante qui s'était, dés à présent, ouverte entre les deux parois du mur sud ,à la croisée du transept.
Par ailleurs, certains éléments de charpente, du fait de ces contraintes, supportent des efforts considérables, tout à fait anormaux, avec le risque de se briser subitement.


les deux architectes et le maire (de dos) : l'heure est grave...
Redescendues "sur terre" les autorités se sont réunies.

Le maire, par mesure de précaution, a immédiatement pris un arrêté interdisant l'accès du public à l'intérieur de l'église. Le narthex, non concerné, reste, lui, ouvert aux visiteurs.
Dans le même temps, l'architecte des Monuments Historiques a vivement recommandé à la Municipalité de faire soulager la zone la plus critique de la charpente et a préconisé de découvrir en retirant les tuiles plates (dont le poids est important) et de remplacer provisoirement par une bâche, d'un poids beaucoup plus faible.

Ces travaux ont été confiés à l'entreprise déjà sur place et, à l'extérieur, une zone de sécurité a été délimitée pour prévenir tout risque d'éboulement sur des passants éventuels.


De gauche à droite : M.T. Callier adjointe à la culture, Père Labruyère, Père Courtot,
F.Didier architecte des Monument Historiques., C. Michel maire, M. Kostine adjoint aux travaux.